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June 06 Absence prolongéeJe tiens à justifier de mon absence auprés de tous, en effet je ne suis guère sur internet en ce moment car je me préoccupe d'une famille dans mon entourage et notamment de deux enfants qui ont vraiment besoin de moi. Ma raison et ma conscience me dit dêtre le plus souvent avec eux et je ne me permet pas de raconter leur histoire car elle leur appartient mais je peux juste vous dire que cela concerne Romain et Lucien que vous avez vu dans mes albums photos sur http://spaces.msn.com/horizonlointain . Je suis désolée de vous abandonner un tant soit peu sur cette grande toile d'araignées mais voilà la solidarité je la pratique d'abord au sein de ma maison avant de la pratiquer virtuellement.
J'espère que vous ne m'oublierez pas je passe au moins une fois par jour pour répondre aux messages... Soupe populaireLa gamelle
Mourir de faim dans la France d'aujourd'hui n'est pas difficile. C'est même bien plus facile que de découvrir les adresses où il te sera possible de croûter pour pas un rond. Pourtant, il existe un peu partout des communautés religieuses, des associations et des services municipaux qui distribuent de la nourriture pour pas cher puisque c'est gratuit ou contre une pincée de francs dans le pire des cas. Mais sais-tu où ils sont installés ? Quelles en sont les conditions d'accès ? Les horaires ? Les jours de fermeture ? Ne t'attends pas à trouver ici une liste exhaustive de ce qui se fait de mieux dans ta ville. L'important est de savoir qu'il existe toujours une solution. Pour la connaître, il suffit de demander.
Pour que cette page puisse t'être d'une quelconque utilité, il faut d'abord vérifier que tu es apte à en profiter. Pas la peine de perdre ton temps si tu n'as pas admis une bonne fois pour toutes que tu es un pauvre, un miséreux, un indigent, un assisté incapable de subvenir par lui-même à ses besoins les plus élémentaires. Il faut aussi que tu aies fait le deuil de quelques illusions : la distribution de nourriture, gratuite ou pour le franc symbolique, n'est pas destinée à te sortir de la misère mais à te permettre d'y vivre. C'est d'ailleurs une constante que tu retrouveras dans tous les domaines, qu'il s'agisse de la distribution de vêtements, de l'octroi d'allocations diverses ou de la mise à disposition de services destinés à te maintenir relativement propre ou en bonne santé. Le chapitre sur la réinsertion devrait te convaincre s'il te reste un doute là-dessus. Mais supposons que tu sois lucide et revenons à nos gamelles.
Manger à sa faim n'est pas à la portée de n'importe qui Te voilà donc en possession d'une adresse où tu pourras obtenir de quoi manger. Probable que celui qui t'a renseigné te servira aussi de guide. C'est qu'il vaut mieux être accompagné pour la première. Suis la manoeuvre et surtout ne réfléchis pas, cela t'évitera de paniquer au dernier moment. Quand il faut tendre la main. Parce qu'on a beau dire, ce n'est pas si facile que ça de tendre la main. Surtout pour obtenir quelque chose d'aussi chargé de symbole que la nourriture. Celui qui n'est même pas capable d'assurer sa gamelle n'est pas un Homme. Pas même un animal. Il n'est rien. A la rigueur un parasite, ou de la vermine, s'il faut vraiment mettre un nom sur la chose. La mémoire ancestrale n'est peut-être qu'une hypothèse de travail, mais le fait est que toute vie sur cette vieille terre est d'abord une lutte pour la gamelle. De la bactérie originelle à Céline Dion : même combat !
Tu ne t'attendais pas à être entraîné si loin pour une histoire de sandwich, hein ? C'est pourtant un banal problème de bouffe qui est le plus souvent à l'origine de la disparition des nombreuses espèces qui ont précédé l'avènement du clochard urbain. On hésite un peu à tendre la main devant toute cette multitude... Pourtant, tu la tends, cette main. Et une bonne soeur ou un bénévole y colle de quoi bouffer. Les yeux à ras de terre, tu files vite fait dans un coin tranquille pour bâfrer comme un porc. Gaffe quand même. Si tu restes trop longtemps sans manger tes glandes salivaires se mettent en chômage technique et la reprise est effroyablement douloureuse. Les premiers casse-croûte sont engloutis en quelques secondes, que tu savais pas qu'on pouvait avaler si vite. Chaque miette est soigneusement picorée, tant pis pour les piafs et les pigeons réunis en cercle autour de toi. Ensuite, cela se calme à mesure que tu acquiers la certitude que la nourriture est assurée et tu partages volontiers avec les moineaux.
La règle générale qui préside à ces distributions de sandwich est qu'il vaut mieux avoir une passion pour le pâté de foie et être amoureux de la Vache qui rit (marque déposée). Parce que tu n'as pas fini d'en bouffer... Mais, entre nous, crois-tu être en position de critiquer le menu, hum ? Non ? Alors mange et tais-toi. Si tu es sage, tu seras parfois récompensé d'un yaourt ou d'une pomme. Pour la petite cuillère tu te débrouilles et pour le couteau, il y a longtemps que tu devrais en avoir un au fond de ta poche si tu veux passer pour un pro. Pendant que tu digères confortablement vautré sur un banc public, profites-en pour réfléchir au pourquoi du comment de ces distributions de casse-croûte. Est-ce que quelqu'un t'a demandé quelque chose avant de cloquer le bout de pain dans ta main tendue ? Non. Et cela te paraît normal dans notre douce société mercantile ? Ce pain et ce qu'il contient, il a bien fallu que quelqu'un le paie, puisque payer n'est pas ce que tu réussis le mieux. Ils l'auraient fait pour ta belle gueule ? A moins que tu ne considères comme normal qu'on te nourrisse gratuitement à rien foutre. Si c'est le cas, dégage de ce site et n'y remets jamais les pieds, tu ne comprends vraiment rien à l'exclusion.
Saillie un tantinet déplacée puisque tu as deviné de quoi nous allons nous entretenir maintenant. C'est que presque toutes les distributions de casse-croûte sont assurées par des bonnes soeurs ou, en cas de pénurie locale, par des associations de bénévoles motivés par des principes religieux. Ne commence pas à lever les bras au ciel, personne ne te demande de signer quoi que ce soit, et pratiquement toutes les religions sont présentes sur le terrain de l'entraide alimentaire dans un sain oecuménisme. Toutes ont intégré l'idée que l'assistance au plus fragile était une façon de se grandir, ou de se purifier, voire carrément une obligation. Au quotidien, c'est souvent moins net, mais dans l'ensemble ça fonctionne, heureusement pour toi. Parfois, quand au lieu d'un sandwich on te donne un vrai repas chaud, on te demande de respecter un bref instant de silence ou de chant avant de te remplir la panse, mais c'est bien le bout du monde et cela ne t'engage à rien. N'oublie pas que bouffer du curé ne nourrit pas son homme. Quand tu es à ce point dans la détresse que tu es réduit à demander l'aumône d'une Vache qui rit, tu l'acceptes. Sans faire de commentaire même si tu n'en penses pas moins à propos des motivations de ceux qui te nourrissent et du sens profond de leur geste. Dans cette histoire, le concret c'est la bouffe que tu as dans le ventre. Reste que si au début tu as envie de remercier la main qui te nourrit, il n'est pas impossible que par la suite tu sois tenté de penser qu'on devrait peut-être te remercier d'être affamé. Mais nous nous écartons peut-être du sujet (lire le courrier de Jean-Pierre "Monaco").
Exige de payer ta ration de soupe, c'est un acte libérateur Lorsque ce n'est pas l'un des dieux qui t'engraisse c'est le service public, qui ne leur cède en rien à propos d'obscures motivations. Dans quelques grandes villes, tu trouveras des restaurants municipaux ouverts aux plus pauvres. Prévus à l'origine pour les ouvriers que 12 heures de travail n'arrivaient pas à nourrir suffisamment pour rester productifs, ils ont, depuis l'avènement du chômage de masse, renouvelé leur clientèle. L'accès y est beaucoup plus compliqué, administration oblige. Il faut prendre rendez-vous avec une assistante sociale qui te délivrera, peut-être, une carte valable pour un nombre précis de repas.
Si le sandwich à la Vache qui rit est identique de Nice à Dunkerque, c'est une autre chanson pour les restaurants municipaux. Mais dans l'ensemble les cuisiniers font du bon boulot, parfois même des miracles qu'on n'attendait pas de ce côté de la frontière état/église. Et un repas complet, chaud, établi par des nutritionnistes, c'est quand même autre chose qu'un bout de pain grignoté sur un banc. Passer du casse-croûte au repas équilibré, c'est un bond en avant dans ta carrière d'exclu, ne laisse pas passer ta chance. La gratuité de ces repas est quasi assurée pendant les premières semaines. Ensuite, ton assistante sociale deviendra plus difficile à endormir. Admets qu'elle a de solides arguments. Tu touches maintenant ton RMI régulièrement, tu es informé de tous les services mis à ta disposition pour te faciliter l'exclusion, probable que tu es casé dans un foyer ou peut-être en appart de transition. Bref, c'est maintenant donnant donnant. La collectivité t'aide, à toi de participer concrètement. Dans ce bas monde, concret s'écrit en Euros (on en trouve encore en francs français, mais l'auteur anticipe pour ne pas avoir à y revenir). Un beau jour, c'est le clash : pas de carte gratuite. Tu paies ou tu retournes à ton pâté de foie. Bon. Sois beau joueur et, après un dernier baroud d'honneur, renseigne-toi sur les tarifs. Dans le pire des cas, on te demandera de payer les 3/4 du prix de revient de la marchandise que tu as dans l'assiette. Soit de un euro à un euro et quelque (de 6 à 9 francs maxi). Soit pour quatre semaines de six jours la somme de 55 Euros (360 balles). Il faut rajouter tes p'tits déj et du raisonnable pour le dimanche et tu t'en tires pour 90 Euros/mois (600 frs) de nourriture si tu ne picoles pas. Si tu te fais ta bouffe toi-même à coup de boites de cassoulets, tu t'en tires au mieux pour 150 Euros (1000 balles) pour un régime gravement déséquilibré. Plus le gaz. Moins la santé. C'est toi qui vois. Sans compter que manger seul face à sa casserole de fayots, c'est mauvais pour le moral et ça invite fortement à la picole.
Range tes priorités dans le bon ordre Si tu as réussi à te trouver un appart, tu peux avoir intérêt à te faire connaître des Restos du coeur. Si ton budget est limite, ne te prive surtout pas de cette possibilité au nom de je ne sais quelle pudeur, timidité ou autre honte franchement déplacée. Dans l'exclusion comme partout, il y a des priorités à respecter. En premier, la nourriture. Ensuite le logement. Après, tout le reste que tu ranges dans l'ordre que tu veux. Oui, oui, l'argent fait partie du reste. Il faut d'abord manger à sa faim avant de pouvoir prétendre gagner assez d'argent pour manger ! Si tu as des problèmes de malnutrition, et ça s'attrape vite, pas la peine de perdre ton temps à penser au boulot. Tu ne tiendrais pas le coup. Tous ceux qui te disent que tu ferais mieux de chercher du travail plutôt que de tendre la main sont des cons finis.
Bien sûr, le journaliste écrivant un article sur le manque d'entrain du RMIste vis-à-vis de l'ANPE sait ce que c'est que manger un sandwich sur le pouce. Il oublie seulement qu'en rentrant chez lui, il se met les pieds sous la table en salivant à l'idée de ce que bobonne lui a mijoté de bon. Les dégâts qu'une alimentation insuffisante provoque sont largement sous-estimés, voire méconnus, dans nos pays riches en graisses superflues. Couche dehors si tu ne peux pas faire autrement, mais essaie de manger chaud et équilibré. Tu as l'impression qu'on prend le problème à l'envers ? Pfuu, t'es long à percuter, toi... Ce site est destiné à faire de toi un exclu pour longtemps. Le ventre vide ou gonflé à l'alcool pour l'oublier fait chuter ton espérance de vie dans des proportions déraisonnables. A quoi bon vouloir être exclu si c'est pour crever avant la fin de l'histoire ? March 24 L'AsileCertains CHRS (Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale) voient grand. S'ils acceptent les "passagers", ils ont aussi des prétentions de réinsertion à ton égard. Sous prétexte d'agir pour ton bien, ton séjour est dépendant de ta volonté affichée de te réinsérer. Alors sois gentil, affiche, ça fera plaisir aux éducateurs/trices et tu dormiras au chaud pendant un bon moment. Tu auras droit de discuter de tes projets avec un/e éducateur/trice diplômé/ée d'état, ce qui ne t'engage pas à grand chose.
Le CHRS, c'est pratique pour tout ce qui est administratif. Cela va de la carte d'identité à refaire jusqu'à l'élaboration d'un compromis à propos d'amendes SNCF qui prennent vite des proportions ubuesques, en passant par la constitution d'un dossier RMI ou d'éventuelles négociations avec divers représentants de justice. Et c'est déjà beaucoup. Le gros avantage du CHRS, c'est que tu peux t'en prendre pour 6 mois, parfois renouvelables dans certaines conditions de soumission. A toi de voir si tu as envie ou besoin de jouer la comédie pendant quelque temps, histoire de te refaire une santé. En contrepartie, tu y trouveras une population plus jeune qu'en asile de nuit. Plus droguée. Présentant beaucoup plus de problèmes graves de comportement, d'agressivité et de troubles mentaux. C'est en CHRS qu'on rencontre le plus de violence, autant le savoir à l'avance. Quelles que soient les préventions envers les éducateurs, il faut reconnaître qu'ils n'ont pas la bonne place. La société se débarrasse avec beaucoup de désinvolture de ceux qu'elle ne veut pas voir traîner dans ses pattes. Dans un environnement différent, les gardiens de prison connaissent également cet aspect du problème. Une vielle histoire de marteau et d'enclume semble-t-il, agrémentée de lâcheté et d'hypocrisie de la part de la société.
Un aspect méconnu des asiles de nuit et autres lieux d'hébergement c'est que, si tu es un peu attentif, tu peux y faire des rencontres exceptionnelles. C'est un bon endroit pour essayer de comprendre l'exclusion et la façon dont les concernés s'y adaptent. Les sociologues et les philosophes devraient y faire des stages plus souvent. Côté hébergés évidemment. La concentration sur un même espace de personnes venant de tous horizons permet de prendre conscience des différents parcours pouvant mener à la rue. Il suffit d'un peu de curiosité et de beaucoup de patience. Curiosité pour oser regarder plus loin que le bord de son assiette. Patience pour laisser l'autre redécouvrir la confiance envers autrui. Jusqu'à ce qu'il raconte sa vraie vie. Ca demande du temps, mais du temps tu pourrais en revendre. Petit truc pour discerner invention et réalité dans le discours. Quand tu perçois du soulagement dans la voix, c'est que tu viens de mettre en lumière quelque chose qui jusque là était resté soigneusement enfoui. Attention quand même, ne va pas te prendre pour ce que tu n'es pas et provoquer des catastrophes en prétendant sauver le monde. Il est très fréquent que ce secret soit une découverte pour celui-là même qui te le révèle. Alors facilite la parole, écoute et ferme-la. Tes conseils, devine où tu peux te les mettre.
Il existe en banlieue parisienne un centre d'accueil un peu particulier. Son nom officiel est CHAPSA (Centre d'Hébergement et d'Accueil pour Personnes Sans Abri, rien que ça !), mais pour les intéressés il n'est connu que sous l'appellation de «Nanterre» et ses employés sont appelés "les bleus". Ne pas les confondre avec la bande à Jacquet, il s'agit plus prosaïquement de la couleur de l'uniforme qui permet de les identifier de loin et de tenter de se défiler. C'est que Nanterre n'a pas bonne presse dans la rue parisienne. Le but de ce centre est de fournir de force un accueil à tous ceux qui se font ramasser par la brigade de bleus lâchée dans la ville à la chasse aux clochards.
Une fois la cargaison complète, les bleus mettent le cap sur un ancien hôpital (ou ancienne prison ?) reconverti sis à Nanterre. Accueil privilégié. A savoir, une fois l'inscription terminée, douche obligatoire pendant que les fringues sont passées systématiquement à l'étuve pour épouillage. Un toubib profite de tout ce monde à poil pour jeter un coup d'oeil. C'est là que le CHAPSA a modifié le cours de l'histoire de France. L'anecdote mérite d'être connue. (Lire également la mizajour (04/2002) apportée par Trobizarre) A propos de santé, on rencontre également d'autres variétés de toubibs les mains compromises par le cambouis de la pauvreté, comme quoi il ne faut jamais désespérer. Mais il va falloir aller à la page ad hoc pour en savoir plus sur Médecins du monde.
Expériences grandeur nature Dans certains asiles de nuit, il existe deux catégories d'hébergés : les résidents et les passagers. La différence tient au fait que les résidents (il n'y a pas si longtemps on disait "assistés"...) sont embauchés et sont exemptés de la limitation de durée d'hébergement. Oh, faut pas rêver, l'embauche dont il est question n'a rien à voir avec la législation du travail. Disons qu'en échange d'un minimum de travail tu es mieux logé, tu reçois de l'argent de poche et tu peux rester plus longtemps que les 15 jours habituels. La formule est probablement à la limite de la légalité, mais comme elle a son utilité, ne cherche pas la bagarre.
Etre résident peut te permettre de te stabiliser un peu, de mettre quelques sous de côté et de prendre du recul vis-à-vis de la rue. Tu peux aussi en profiter pour devenir alcoolique qualifié, mais rien ne t'y oblige. En plus, contrairement aux CHRS classiques, pas d'éducateurs sur le dos pour te pomper l'air, tu fais ta vie comme tu l'entends dans la limite du règlement intérieur. D'autres CHRS peuvent te faciliter l'accès à un logement intermédiaire. C'est quoi ce truc ? Simple. Il s'agit d'un véritable logement (HLM ou SONACOTRA) destiné à servir de transition entre le collectif et l'autonomie. C'est que, vois-tu, vivre à la rue ou dans des asiles de nuit désapprend le savoir-vivre de tout bon locataire qui se respecte. Sans compter que ta situation d'assisté de longue date a aussi des conséquences notables sur ta capacité à retrouver un comportement de citoyen pleinement supportable par son entourage. Note bien que pour passer de l'appart à la rue c'est beaucoup plus rapide car, dans ce sens, l'apprentissage se fait après coup. Sur le tas et à la dure.
(1) : le centre Nicolas Flamel est fermé depuis quelques années (lire la mizajour). March 10 Sauvons les femmesInterdites d’école, contraintes de travailler ou même de vendre leur corps. Près de cinquante-huit millions de petites filles sont privées de scolarité dans le monde. Pour sauver les femmes de demain, l’opération la Rose Marie Claire fait de la journée de la femme, la journée de la scolarisation des petites filles. Tous ensemble pour les soutenir !
Une rose pour les femmes de demain
Privées de scolarité
L'accès à l'éducation est un droit fondamental inscrit dans la Convention internationale des droits de l'enfant. Pourtant, près de cinquante-huit millions de petites filles n'ont pas accès à l'école. Si certaines parviennent à rejoindre les bancs d'une classe, elles sont souvent contraintes d'abandonner leur parcours pour aller travailler. Ainsi, dans les pays en développement, une petite fille sur quatre n'est pas en mesure de poursuivre les cinq années d'école primaire.
Un pari d'avenir Pauvreté, malnutrition, propagation du virus du sida : les conséquences de la sous scolarisation des petites filles sont dramatiques. Des études démontrent que leur scolarisation réduit les risques de mortalité infantile, le sous-développement et la propagation du virus du sida. Dans toutes les sociétés, l'accès des fillettes à l'école est l'une des conditions d'un avenir meilleur. Pour que la journée de la femme devienne la journée internationale de la scolarisation des petites filles, Marie Claire lance la première d'une initiative innovante appelée à se poursuivre. Du 1 er au 15 mars, des roses seront en vente au prix de trois euros. La moitié des fruits de la vente sera reversée aux associations Un Regard, un Enfant et Toutes à l'école pour financer deux premiers projets en faveur de la scolarisation des jeunes filles.
Des bourses pour des jeunes filles françaises défavorisées En France, 20% des jeunes des milieux défavorisés quittent l'école avant d'avoir dix-sept ans. La majorité sont des filles... Depuis 1994, Un regard, un Enfant soutient les jeunes défavorisés dans leur scolarisation. Grâce aux fonds récoltés pendant l'opération « La Rose Marie Claire », l'association versera des bourses de 5 000 à 10 000 euros pour financer les études supérieures de jeunes filles âgées de seize à vingt ans. Après avoir été sélectionnées par un jury qui examinera leur motivation, les lauréates pourront réaliser leurs rêves. Outre l'aide financière, les membres d'Un regard, un Enfant les accompagneront durant deux ans pour leur donner les moyens de concrétiser leurs ambitions.
Une école au Cambodge Trente ans après le génocide perpétré par les khmers rouges au Vietnam, la situation des fillettes reste préoccupante : travail forcé et prostitution font souvent leur quotidien. La pénurie d'enseignants et la pauvreté les empêche d'accéder à l'avenir auquel elles peuvent prétendre. Grâce aux fonds récoltés pendant l'opération « La Rose Marie Claire », L'association Toutes à l'école ouvrira une école à proximité de Phnom Penh pour permettre aux fillettes les plus pauvres de suivre un enseignement primaire et secondaire bilingue en anglais. L'objectif ? Permettre à ces jeunes filles d'aller vers des carrières inespérées et les orienter vers la médecine, l'enseignement etc. Plus que jamais, cette école relèvera le défi pour sauver ces femmes de demain.
Toutes à l'école s'engage pour la liberté des femmes de demain
Toutes à l'école se mobilise pour la scolarisation des jeunes filles et des fillettes des pays les plus démunis. Grâce aux fonds récoltés par l'opération La Rose Marie Claire, l'association pourra leur offrir un programme d'enseignement de qualité à proximité de Phnom Pehn, la capitale du Cambodge. Présentation d'une nouvelle structure en faveur des femmes de demain.
Des écoles pour des lendemains meilleurs Créée en 2005, Toutes à l'école est parrainée par Tina Kieffer, rédactrice en chef du magazine Marie Claire. Cette nouvelle structure a pour ambition d'aider les pays les plus pauvres à mettre en place des programmes de scolarisation dédiés aux fillettes et jeunes filles. Outre la construction physique d'écoles, il s'agit de proposer des programmes de pédagogiques destinés à former les élites des générations à venir. Parce que l'éducation des femmes conditionne l'avenir des générations futures dans les pays pauvres, et parce que les fillettes souvent privées de l'accès à l'école, l'association se mobilise.
Accueillir les femmes libres de demain au Cambodge Les élites du Cambodge ont été décimées par le génocide perpétré par le régime des Khmers rouges dans les années soixante-dix. Enseignants et intellectuels font aujourd'hui cruellement défaut dans le pays. Les classes accueillent jusqu'à quatre-vingt élèves et la plupart des fillettes sont privées d'enseignement. Les parents pauvres sont contraints de les envoyer travailler dans les rizières dès l'âge de dix ans. Plus grave encore, les fillettes sont menacées par la prostitution, un fléau qui ravage le pays depuis les années quatre-vingt-dix. Grâce au partenariat avec l'opération La Rose Marie Claire, l'association se propose de construire une école dans la périphérie de Phnom Pehn. L'objectif : conduire les jeunes filles vers l'enseignement supérieur et leur ouvrir les portes vers les carrières de l'enseignement ou de la médecine. En d'autres termes, il s'agit de donner la liberté aux femmes de demain.
Par Déborah Levy
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